Venny Soldan-Brofeldt

Artist, sculptor, and jewelry designer.

Le bestiaire de Maurizio Caruso

Le peintre italien Maurizio Caruso, connu pour ses portraits à l’acrylique sur toile, hauts en couleurs, de personnalités contemporaines et du passé, s’est ouvert cette année à un bestiaire mêlant l’imaginaire et la vision orientaliste qu’on pouvait avoir autrefois des mondes à découvrir, notamment au XVIIIe siècle.

Si le toucan qui l’a séduit est inspiré d’une mission de six mois faite par son fils dans les forêts mexicaines du Campeche, les autres animaux exotiques sont représentés sur fond de murailles africaines et témoignent d’une inspiration onirique et poétique – Maurizio travaille beaucoup avec les poètes et son exposition cette année au Palazzo Appiani de Piombino s’est prolongée d’une soirée de récitations dans la citadelle, par des amis poètes.

Originaire de Cosenza en Calabre, Caruso a pratiqué le dessin aux Offices à Florence puis a exposé un peu partout en Italie avant de s’établir à Bologne, mais il a un lien spécial avec la Toscane, Florence, Carrare, Pietrasanta, Pise, les villes des grands artistes classiques, et tout particulièrement avec Piombino où il a des liens familiaux et revient fidèlement chaque année.

Dans sa galerie de portraits, toujours complétée et renouvelée, la philosophe Simone Weil (à gauche) voisine avec la journaliste Oriana Fallaci, tandis qu’Italo Calvino (ci-dessous à gauche) voisine avec l’écrivain triestin Umberto Saba.

Dans notre monde de la bande dessinée, le public qui passe au palais Appiani ne se sent pas dépaysé par un style lumineux et qui n’est que faussement naïf. Avec sa palette de couleurs toujours vives, Caruso aime raconter des histoires toujours proches de la littérature. Il prépare déjà le suite avec ici une ébauche en format réduit d’un grand tableau avec deux femmes pour l’instant mystérieuses…

14 juillet 202

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