
Plus petit que Pompéi, le site d’Herculanum au sud de Naples est par certains côtés plus impressionnant, situé dans un “trou” creusé dans la ville actuelle d’Ercolano, après la découverte fortuite d’un premier vestige en creusant un puit.


La population a été anéantie par l’éruption du Vésuve en 79 après JC, un nuage de gaz à 400° balayant la ville à 80 km/h avant qu’elle ne soit recouverte d’une couche de cendres atteignant par endroits 20 m de hauteur et faisant reculer la mer de plus de 500 mètres. L’anéantissement a été instantané, alors qu’il a été plus progressif pour Pompéi.


C’est dans une cuvette qu’on descend de la ville actuelle pour visiter les ruines, découvertes au 18e siècle et progressivement exhumées. Le site mis à jour est beaucoup plus étroit que celui de Pompéi, un quart seulement aurait été mis au jour, le reste s’étend bien au-delà sous la ville actuelle.



En la visitant aujourd’hui hors saison, avec beaucoup moins de touristes qu’à Pompéi, on croise des dizaines d’archéologues, ouvriers et étudiants qui s’activent à restaurer un site étonnamment conservé avec des fresques aux couleurs encore fraîches.



Des ouvriers consolident les murs en briques et pierre volcanique avec du mortier à la chaux, du sable et de la cendre volcaniques, identique à celui des Romains, sans l’ajout de ciment, ce qui explique la longévité des constructions.




Certaines maisons patriciennes encore debout, à l’époque elle faisaient trois niveaux, ont des patios décorés de fresques, d’une étonnante fraîcheur.


Miraculeusement préservées par la cendre, des boutiques avec des jarres encastrées où on a découvert du grain torréfié, tout rappelle une ville active et prospère, avec même une grande barque de pêcheurs retrouvée entière.






Un petit musée expose ce qui n’a pas été transféré au musée archéologique de Naples, il y a une abondance de pièces, sculptures, verreries, bijoux, parfaitement conservés dans la gangue de cendre volcanique.


Egalement conservés dans leur cercueil de lave, les squelettes de quelques 300 personnes qui s’étaient réfugiées dans les hangars à bateau sur la rive d’alors, et qui ont été anéantis par le nuage de gaz avant d’être conservés dans la cendre. Un témoignage impressionnant du sort de cette ville, effacée en quelques secondes et disparue sous la couche de lave qui l’a engloutie.



22 février 2025 dans Culture,
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