
Le salon nautique, en fin d’année à la Porte de Versailles, est toujours un événement porteur de rêves car, dans la grisaille automnale, il déverse quantité d’images lumineuses, de soleils lointains, de paysages de mers bleues et d’îles exotiques, avec le support de ces rêves : tout ce qui flotte et navigue, depuis la planche à pagayer jusqu’au catamaran géant en passant par les kayaks de randonnée, les dériveurs, les monocoques de compétition et les voiliers de croisière.




Pour ce Nautic2015, hommage d’abord à la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), dont les vedettes à la cabine orange sont un point de repère familier et rassurant pour tous les plaisanciers. Hommage aussi à la technologie, qui met à la portée des particuliers une fabrication de série avec un haut niveau de confort et de sécurité. La production française est toujours très active, avec une concurrence devenue crédible depuis longtemps chez les Allemands (joli, le nouveau Hanse 315) et les Scandinaves, mais aussi les Polonais et bientôt les Chinois…
Il y en a de toutes les tailles et à tous les prix (attention, il faut parfois un très gros chéquier…) et le contraste est étonnant entre cet énorme catamaran, sous la coque duquel le commercial a installé son bureau, et le très classique petit Requin de 1930, dont les passionnés se sont regroupés au sein de l’AFPR, Association française des propriétaires de Requin, et qui est extrêmement fin malgré ses neuf mètres de long.



Beaucoup plus accessibles, les catamarans et dériveurs transportables qui mettent la régate à la portée de tous et évitent les problèmes d’emplacement dans les ports, d’anneau introuvable et autres frais de gardiennage et de stockage. Remarquable sur une voile, la prochaine coupe mondiale de Hobie Cat se jouera au printemps 2016 à Shenzen, en Chine.



Vieilles coques en bois, vieux gréements, canots à vapeur, le très ancien côtoie le très moderne, avec autant de passionnés regroupés en autant d’associations et d’ateliers de restauration, qui vont de pair avec l’engouement du public pour les regroupements internationaux de voiliers-écoles et de bateaux anciens (rendez-vous du 13 au 19 juillet pour Brest 2016).



Présents toujours, les canots et petites embarcations empruntant aux techniques anciennes ou des îles lointaines. Mais dommage, je n’ai pas vu cette année Corentin de Chatelperron et ses créations originales en fibre de jute dérivés des traditions du golfe du Bengale, le Tara Tari et le Golf of Bengal.
Enfin comment ne pas mentionner le stand des amis du Musée de la Marine, qui entretient la flamme des amoureux de la mer tout le reste de l’année, pour ceux qui n’ont pas la chance d’habiter en Bretagne ou sur le reste du littoral. La précision est importante car si les stands bretons sont nombreux et très visibles, ceux de Normandie, de la Méditerrané ou des Antilles sont tout aussi accueillants, notamment tous ceux qui, comme mes amis de TML au Havre, proposent des cours de navigation et de croisière à ceux qui veulent découvrir cette dimension maritime.



La foule est familiale, bon enfant, moins dense peut-être qu’au salon de la Moto juste à côté, mais certainement tout aussi passionnée, on le voit à tous les stands. J’ai été étonné du calme observé samedi matin, c’est un réel plaisir de circuler sans se faire écraser comme dans d’autres salons, genre le Mondial de l’Automobile ou la Foire de Paris…
Bon succès du stand de la Marine nationale – et de la gendarmerie maritime – avec un intérêt des jeunes pour le recrutement, auquel répondaient les personnels du CIRFA devant les kakémonos présentant le site “etremarin.fr”. Sur le stand aussi, des maquettes de patrouilleurs, des photos et vidéos sur les appareils de l’aéronavale, et bien sûr un cornemusier et un joueur de biniou du Bagad de Lann-Bihoué, chaleureusement accueillis quand ils font la tournée des stands.
06 décembre 2015 dans Mer, Voile | Lien permanent | Commentaires (0)
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